En résumé :

  • Privilégiez les produits dotés de labels suisses stricts comme le Bourgeon Bio Suisse ou reconnus internationalement comme NATRUE pour éviter le « greenwashing ».
  • Une réaction cutanée initiale (« aggravation initiale ») est un processus physiologique normal lors duquel la peau se déshabitue des substances synthétiques.
  • Apprenez à lire la liste INCI pour identifier et éviter les plastiques cachés tels que l’« Acrylates Copolymer ».
  • La flore alpine suisse, en particulier l’Edelweiss, offre des principes actifs de haute technologie prouvés scientifiquement pour un anti-âge efficace.

Le désir d’une routine de soin pure et naturelle conduit de nombreuses personnes soucieuses de leur santé en Suisse à délaisser les produits conventionnels. La salle de bain est vidée, les silicones et les parabènes sont bannis. Souvent, le conseil bienveillant est de simplement passer au « naturel ». On prête attention aux emballages verts et aux termes prometteurs comme « végétal » ou « bio ». Pourtant, la confusion s’installe vite : pourquoi la peau réagit-elle soudainement par des impuretés ? Quel label parmi les innombrables du marché est réellement digne de confiance ? Et le fait-maison est-il toujours mieux que le prêt-à-l’emploi ?

L’opinion courante selon laquelle la cosmétique naturelle est par définition plus douce ou plus efficace est réductrice. La vérité est plus profonde, ancrée dans la biologie de votre peau et la science derrière les ingrédients. Il ne s’agit pas seulement de ce que l’on retire, mais de ce que l’on ajoute et de la manière dont ces substances interagissent avec la physiologie cutanée complexe. Le véritable art d’un soin sain ne réside pas dans une confiance aveugle envers les slogans marketing, mais dans une compréhension approfondie des mécanismes.

Mais et si la clé n’était pas simplement de remplacer des produits, mais de devenir un curateur informé de la santé de sa propre peau ? Si nous apprenons à parler la langue des ingrédients (INCI) et à comprendre la philosophie derrière les certifications, nous pourrons prendre des décisions qui correspondent réellement à notre type de peau et à nos valeurs. Cette approche transforme le soin de la peau, passant d’une mesure réactive à un dialogue proactif avec notre corps.

Cet article vous guide à travers la jungle de la cosmétique naturelle du point de vue d’un dermatologue spécialisé en naturopathie. Nous décrypterons ce que garantissent réellement les principaux labels, pourquoi votre peau a besoin d’une phase de transition, comment reconnaître les ingrédients indésirables et comment exploiter la force unique des plantes alpines suisses. Vous acquerrez ainsi la compétence nécessaire pour soigner votre peau de manière authentique et durablement saine.

Afin de vous guider clairement à travers ces thèmes complexes, ce guide est structuré en sections bien définies. Le sommaire suivant vous donne un aperçu rapide des contenus qui vous attendent.

Natrue ou Ecocert : Quel label vous garantit 100% de nature sans compromis ?

Le terme « cosmétique naturelle » n’est pas protégé par la loi. Le greenwashing est donc courant, des produits contenant quelques ingrédients végétaux étant commercialisés comme naturels alors qu’ils contiennent toujours des substances synthétiques. Pour les consommateurs en Suisse, les labels certifiés sont donc les seuls guides fiables. Ils garantissent que des organismes indépendants ont contrôlé les formules et les processus de production selon des critères stricts. Cependant, il existe ici aussi des différences significatives dans la rigueur et l’orientation des standards respectifs.

Les principaux labels sur le marché suisse sont NATRUE, COSMOS (souvent associé à Ecocert), le Bourgeon Bio Suisse et Demeter. NATRUE, un standard reconnu internationalement avec une forte présence en Suisse via des marques comme Weleda, utilise un système à trois étoiles qui rend transparente la part de matières premières bio. COSMOS exige une part minimale d’ingrédients biologiques par rapport au produit total. Le Bourgeon Bio Suisse va encore plus loin et exige que 95% des matières premières agricoles proviennent de l’agriculture biologique suisse, ce qui en fait l’un des labels les plus stricts et les plus pertinents localement.

Ces certifications interdisent non seulement les ingrédients controversés comme les silicones, les parabènes ou les microplastiques, mais définissent également précisément quels procédés de fabrication sont autorisés pour préserver le caractère naturel des matières premières. Les succès suisses montrent comment ces standards créent de la confiance. Par exemple, Dr. Hauschka souligne que ses produits ne sont pas seulement certifiés NATRUE, mais qu’en tant que pionnier, ils dépassent même les exigences. Cela démontre comment une certification stricte sert de gage de qualité et positionne une marque dans la compétition mondiale.

Pour faciliter votre choix, l’aperçu suivant propose une comparaison directe des standards que vous trouverez le plus souvent dans les drogueries et magasins spécialisés suisses.

Comparaison des principaux labels de cosmétique naturelle en Suisse
LabelPart minimale de bioParticularitésDisponibilité en Suisse
NATRUE0-95% (selon le niveau)Système à 3 étoiles, reconnaissance internationaleTrès élevée (Weleda, Dr. Hauschka)
COSMOS/Ecocert20% du produit total95% d’ingrédients naturels requisMoyenne (marques internationales)
Bourgeon Bio Suisse95% des matières premières agricolesStandard suisse, très strictÉlevée (production locale)
Demeter90% des matières premières végétalesAgriculture biodynamiqueMoyenne (magasins spécialisés)

Votre plan d’action : Acheter de la cosmétique naturelle certifiée en Suisse en toute sécurité

  1. Vérifiez spécifiquement sur les emballages la présence des logos NATRUE, COSMOS ou du Bourgeon Bio Suisse.
  2. Achetez de préférence dans des magasins de produits naturels ou des magasins bio spécialisés, car ils proposent souvent une sélection rigoureuse de véritable cosmétique naturelle.
  3. En cas de doute dans des drogueries comme Coop Vitality ou Amavita, demandez précisément la certification et ne vous laissez pas tromper par des affirmations générales type « à base de plantes ».
  4. Vérifiez en ligne ou sur l’emballage le niveau de certification déclaré (par ex. chez NATRUE) pour connaître la part exacte de bio.
  5. Privilégiez les marques qui rendent leurs chaînes d’approvisionnement transparentes et qui assument une responsabilité sociale et écologique au-delà des simples ingrédients.

Pourquoi votre peau réagit-elle avec des boutons lors du passage à la cosmétique naturelle ?

Un phénomène fréquent et frustrant lors du passage à la cosmétique naturelle est ce qu’on appelle l’« aggravation initiale ». C’est précisément au moment où l’on veut faire du bien à sa peau qu’elle réagit avec des boutons, de la sécheresse ou des rougeurs. D’un point de vue dermatologique, il ne s’agit pourtant pas d’un signe d’intolérance, mais d’un processus d’adaptation physiologique de la peau. La cosmétique conventionnelle contient souvent des substances filmogènes comme les silicones ou les huiles minérales. Celles-ci se déposent comme un film sur la peau, la font paraître rebondie et lisse, mais peuvent simultanément étouffer la respiration naturelle et les capacités de régénération de la peau.

Lorsque cette couche occlusive disparaît, la peau doit réactiver sa propre activité. Les glandes sébacées doivent apprendre à réguler elles-mêmes la production de sébum, ce qui peut entraîner initialement une surproduction ou une sous-production. Les résidus du métabolisme, auparavant piégés sous la couche de silicone, sont alors transportés vers la surface. Ce processus de « détoxification » peut temporairement provoquer des impuretés. C’est un signal positif qui montre que votre peau recommence à travailler et à retrouver son équilibre naturel.

Makroaufnahme von Haut während der Umstellungsphase auf Naturkosmetik

Ce processus est individuel et prend du temps. La patience est ici l’ingrédient actif le plus important. Comme le suggère l’image ci-dessus, la peau est durant cette phase un écosystème complexe et actif. Les esthéticiennes suisses confirment que la phase de transition typique, durant laquelle la peau se régénère et s’habitue aux nouveaux ingrédients bioactifs, dure généralement de quatre à six semaines. Pendant cette période, la couche supérieure de la peau se renouvelle entièrement une fois.

Soutenez votre peau durant cette phase avec des soins doux. Utilisez des produits nettoyants légers et des actifs apaisants comme la camomille ou la mauve. Évitez de changer constamment de produits. Donnez à votre peau le temps nécessaire pour s’adapter à la nouvelle routine et restaurer son équilibre microbien. L’effort initial sera récompensé par un teint authentiquement sain et résistant.

Comment identifier le plastique caché dans les gommages et les crèmes sur la liste INCI ?

Alors que la cosmétique naturelle certifiée exclut catégoriquement l’utilisation de microplastiques, ceux-ci sont omniprésents dans les produits conventionnels – et souvent bien camouflés. Ces minuscules particules de plastique sont utilisées comme agents exfoliants bon marché dans les gommages, comme agents de remplissage ou comme agents filmogènes dans les crèmes et le maquillage. Ils finissent dans l’environnement via les eaux usées, ne peuvent pas être dégradés et nuisent aux écosystèmes. Pour le consommateur, il est presque impossible de les reconnaître à l’œil nu. La seule méthode fiable est l’examen minutieux de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients), c’est-à-dire la liste des ingrédients prescrite par la loi.

Les dénominations sont souvent chimiques et difficiles à déchiffrer. Il existe pourtant quelques termes révélateurs auxquels vous pouvez prêter attention. Le microplastique sous forme de particules se cache souvent derrière des noms comme Polyethylene (PE) ou Polypropylene (PP). Les plastiques liquides ou gélatineux, qui servent d’agents filmogènes, portent des noms comme Acrylates Copolymer ou Carbomer. Ces substances n’ont aucune valeur de soin pour la peau ; elles servent uniquement à la texture et à la sensorialité du produit.

Étude de cas : L’alternative de gommage sans plastique de Farfalla

La marque suisse de cosmétique naturelle Farfalla démontre de manière frappante que l’efficacité et l’écologie ne s’excluent pas. Au lieu de billes de microplastique, l’entreprise mise sur des alternatives naturelles. Dans ses gommages, des particules finement broyées de riz et de bambou sont utilisées pour lisser la peau en douceur et éliminer les peaux mortes. Cet exemple montre comment des substances végétales innovantes peuvent non seulement remplacer les plastiques polluants, mais aussi offrir une réelle valeur ajoutée à la peau grâce à leurs propriétés naturelles.

Pour vous aider à les identifier, voici une liste des composés plastiques les plus fréquents à éviter sur les listes INCI :

  • Acrylates Copolymer – fréquent dans le gel pour cheveux, le vernis à ongles et le maquillage liquide comme agent filmogène.
  • Polyethylene (PE) – le classique des gommages conventionnels et dentifrices comme agent abrasif.
  • Polypropylene (PP) – souvent utilisé comme épaississant dans les mascaras et les rouges à lèvres.
  • Polyquaternium – un groupe de polymères qui assure une meilleure démêlabilité dans les shampooings et après-shampooings.
  • Carbomer – un gélifiant synthétique qui donne aux crèmes et gels leur texture onctueuse.

Faire soi-même ou acheter : Quand l’hygiène d’une crème maison devient-elle un risque ?

La tendance de la cosmétique DIY est tentante : on a le contrôle total sur les ingrédients et on peut répondre à des besoins individuels. Cependant, d’un point de vue dermatologique et microbiologique, la fabrication maison comporte des risques considérables, surtout lorsqu’il s’agit de produits contenant de l’eau comme les crèmes ou les lotions. L’eau est le terreau des germes comme les bactéries et les moisissures. Alors que la cosmétique naturelle certifiée achetée subit des tests microbiologiques stricts et est conservée avec des substances naturelles ou identiques au naturel, cette protection fait souvent totalement défaut dans la version maison.

Une crème contenant de l’eau et non conservée peut devenir en quelques jours seulement un nid à micro-organismes. Une étude montre que déjà après sept jours sans conservation, des germes comme Pseudomonas aeruginosa peuvent se multiplier dangereusement dans les crèmes maison. Ces bactéries peuvent provoquer de graves infections, des poussées d’acné ou des réactions allergiques lors de l’application sur la peau. Le risque est particulièrement élevé si la crème est prélevée avec les doigts ou si les ustensiles de travail n’étaient pas stériles.

Les produits sans eau, comme les huiles corporelles ou les baumes, sont beaucoup moins risqués sur le plan de l’hygiène et peuvent être fabriqués soi-même en toute sécurité. Pour tout ce qui contient de l’eau, la plus grande prudence est de mise. La sécurité et la stabilité d’une formule élaborée professionnellement et testée en laboratoire peuvent difficilement être atteintes dans une cuisine domestique. La comparaison des coûts et des bénéfices montre que le prix des produits certifiés justifie souvent la sécurité et la durée de conservation garanties.

La décision entre le DIY et l’achat est donc un arbitrage entre contrôle et sécurité. Alors que la préparation d’un mélange d’huiles simple ne pose pas de problème, vous devriez faire confiance à l’expertise et à la qualité contrôlée des fabricants certifiés pour les émulsions complexes, afin de ne pas mettre en péril la santé de votre peau.

Le tableau suivant résume les principaux critères pour le marché suisse :

Comparaison coût-bénéfice : DIY vs Cosmétique naturelle certifiée en Suisse
CritèreCosmétique DIYCosmétique naturelle certifiée
Coûts initiauxCHF 50-150 (équipement de base)CHF 20-40 par produit
Temps nécessaire2-3 heures par lotAucun temps de fabrication
Conservation1-4 semaines (au frais)6-24 mois
Sécurité hygiéniqueDépend des connaissancesTesté en laboratoire
Constance de qualitéVariableStandardisée

Quand les huiles végétales peuvent-elles rivaliser avec les actifs de haute technologie ?

Un préjugé tenace veut que la cosmétique naturelle soit certes nourrissante, mais moins efficace que la cosmétique de haute technologie conventionnelle contenant des actifs synthétiques comme le rétinol ou l’acide hyaluronique. Cette hypothèse est dépassée. La phytochimie moderne a montré que la nature est elle-même un laboratoire de haute efficacité. De nombreuses plantes contiennent des cocktails d’actifs complexes qui, par leur biocompatibilité et leur efficacité, peuvent être égaux ou même supérieurs aux substances synthétiques isolées. La clé réside dans la qualité des matières premières et l’intelligence de la formulation.

Un exemple remarquable en Suisse est l’huile de pépins d’églantier (rose musquée), en particulier issue de la cueillette sauvage dans les Alpes. Cette huile est riche en acide trans-rétinoïque naturel, un précurseur de la vitamine A. Elle agit de manière similaire au rétinol synthétique en stimulant la production de collagène et en favorisant le renouvellement cellulaire, tout en étant nettement mieux tolérée par la peau et en provoquant moins d’irritations. Ici, ce n’est pas simplement une « huile » qui rivalise avec un « actif high-tech », mais un complexe d’actifs naturels avec une molécule synthétique isolée.

Les principaux fabricants de cosmétique naturelle certifiée investissent massivement dans la recherche pour exploiter de tels potentiels. Ils combinent le savoir traditionnel sur les plantes médicinales avec les technologies d’extraction les plus modernes pour obtenir des actifs hautement concentrés et stables. Comme le rapporte le Tages-Anzeiger, la solidité économique des pionniers suisses soutient cette ambition. Le journal cite un porte-parole de l’entreprise :

Weleda est, selon ses propres indications, le premier fabricant mondial de cosmétique naturelle certifiée.

– Tages-Anzeiger, Rapport sur la croissance de Weleda 2024

Ce succès ne repose pas sur des recettes simples, mais sur des fondements scientifiques. Les huiles végétales peuvent rivaliser avec les actifs de haute technologie lorsqu’elles sont soigneusement sélectionnées, transformées avec ménagement et formulées intelligemment pour déployer toute leur force phytochimique. Il s’agit de l’utilisation ciblée des complexes synergiques naturellement présents dans la plante.

Pourquoi le « coton bio » seul n’est-il pas une garantie de production équitable ?

Lorsque nous débarrassons notre salle de bain de la chimie, nous pensons souvent aussi aux textiles qui entrent en contact avec notre peau, comme les disques de coton ou les gants de toilette. Opter pour le « coton bio » semble être le choix logique et responsable. Le label « bio » garantit certes l’absence de pesticides synthétiques et d’OGM dans la culture, ce qui profite aussi bien à l’environnement qu’à notre peau. Cependant, il ne donne aucune indication sur les conditions sociales lors de la récolte et de la transformation. Les salaires équitables, les conditions de travail sûres et l’interdiction du travail des enfants ne font pas automatiquement partie d’un standard bio.

La réalité est décevante : en Suisse, seule une fraction des produits en coton bio est également fabriquée dans des conditions de commerce équitable. Une analyse montre que seuls environ 35% des produits en coton bio vendus en Suisse portent en plus un label Fair-Trade comme celui de Max Havelaar. Cela signifie que presque deux tiers du coton bio sont potentiellement produits dans des conditions sociales précaires. Pour une consommation globalement durable, le coup d’œil au seul label bio ne suffit donc pas.

Pour acheter réellement de manière éthique, les consommateurs doivent rechercher une double certification. La combinaison idéale pour les produits en Suisse est le label Bourgeon Bio Suisse (pour les standards écologiques les plus élevés) associé à un label Fair-Trade reconnu. Certains labels cosmétiques comme « NATUR JA! » intègrent en outre explicitement le respect de conditions de travail équitables dans leurs critères. Les marques transparentes qui révèlent leurs chaînes d’approvisionnement et sont évaluées positivement par des organisations indépendantes comme l’ONG suisse Public Eye offrent une sécurité supplémentaire.

Pour une décision consciente, vous devriez donc prendre en compte les points suivants lors de l’achat de produits en coton pour la cosmétique :

  • Recherchez une double certification, idéalement une combinaison du Bourgeon Bio Suisse et du logo Max Havelaar.
  • Privilégiez les marques qui rendent leur chaîne d’approvisionnement transparente et donnent des informations sur leurs sites de production.
  • Vérifiez si le produit ou la marque a été évalué par une organisation indépendante comme Public Eye.
  • Soutenez spécifiquement les marques de cosmétiques dont les labels mentionnent explicitement des conditions de travail équitables comme critère.

L’essentiel en bref

  • Soyez patient : Une aggravation initiale de la peau est un signe positif de régénération et dure en moyenne 4 à 6 semaines.
  • Devenez détective : Apprenez à lire la liste INCI pour démasquer de manière fiable le greenwashing et les plastiques cachés.
  • Faites confiance à la science : La cosmétique naturelle moderne utilise des extraits de plantes hautement efficaces et validés scientifiquement, capables de rivaliser avec les substances synthétiques.

Pourquoi l’Edelweiss est-il considéré comme la protection ultime contre le vieillissement cutané dû aux UV ?

L’Edelweiss (Leontopodium alpinum) est bien plus qu’un simple symbole national de la Suisse ; c’est un chef-d’œuvre d’adaptation végétale et un actif très puissant dans les soins anti-âge modernes. Pour survivre dans les altitudes extrêmes des Alpes, où le rayonnement UV est particulièrement intense, cette plante a développé des mécanismes de protection uniques. Elle produit une abondance de substances végétales secondaires qui la préservent du stress oxydatif, de la sécheresse et des dommages liés aux radiations – des propriétés que la cosmétique naturelle intelligente met à profit.

L’actif déterminant de l’Edelweiss est l’acide léontopodique. Des études scientifiques ont prouvé que cette substance possède une capacité antioxydante exceptionnellement élevée. Elle peut neutraliser très efficacement les radicaux libres générés par les rayons UV et responsables du vieillissement cutané (photo-vieillissement). Parallèlement, l’acide léontopodique renforce la barrière cutanée et inhibe la dégradation du collagène et de l’acide hyaluronique, ce qui maintient la peau ferme et élastique.

Étude de cas : Validation scientifique de l’action de l’Edelweiss

La recherche dans le domaine de la cosmétique naturelle confirme la force exceptionnelle de l’Edelweiss. Des études in vitro, mesurant l’effet antioxydant via la valeur ORAC, montrent que l’extrait d’Edelweiss peut présenter une action protectrice deux à trois fois supérieure à celle de la vitamine C, considérée comme l’étalon-or des antioxydants. Les extraits de haute qualité, issus de cultures biologiques contrôlées dans les Alpes suisses, garantissent une concentration maximale de ces précieux actifs. Cette validation scientifique élève l’Edelweiss du rang de plante médicinale traditionnelle à celui d’actif de haute technologie cliniquement pertinent dans la lutte contre le vieillissement cutané environnemental.

L’utilisation de l’extrait d’Edelweiss dans la cosmétique naturelle certifiée est donc un exemple parfait de la synergie entre nature et science. Au lieu de charger la peau de filtres UV synthétiques, on utilise la stratégie de protection d’une plante perfectionnée sur des millénaires. Cela contribue largement à ce que les nouveaux produits cosmétiques, comme chez Weleda, entraînent une augmentation significative du chiffre d’affaires et renforcent la confiance des consommateurs dans l’efficacité de la cosmétique naturelle.

Comment utiliser la force des plantes alpines suisses pour la santé et la beauté ?

Les Alpes suisses sont un véritable trésor pour la cosmétique naturelle. Des plantes comme l’Edelweiss, la Rose des Alpes, l’Arnica ou la Mauve ont dû s’adapter à des conditions de vie extrêmes et ont ainsi développé une densité unique d’actifs protecteurs et régénérants. Utiliser cette force phytochimique de manière ciblée pour ses propres soins de peau signifie s’appuyer sur un savoir développé au fil des siècles et confirmé scientifiquement. La clé réside dans la connaissance de la plante appropriée pour chaque besoin cutané.

Pour les peaux matures nécessitant une protection contre le stress oxydatif, l’Edelweiss déjà mentionné est idéal. Les peaux stressées et agressées par l’environnement profitent de la Rose des Alpes, dont les extraits protègent la vitalité des cellules souches de la peau. L’Arnica, connue pour ses propriétés favorisant la circulation sanguine, convient parfaitement aux huiles corporelles tonifiantes. Les types de peau sensibles trouveront un soulagement dans la Mauve ; ses mucilages ont une action apaisante, anti-irritante et hydratent intensément. Pour un soin purifiant des peaux mixtes ou à imperfections, l’Achillée millefeuille, astringente et anti-inflammatoire, est un excellent choix.

La qualité et l’origine des plantes sont ici déterminantes. Les produits qui misent sur des matières premières issues de l’agriculture biologique contrôlée ou de la cueillette sauvage certifiée en Suisse garantissent non seulement une concentration élevée en actifs, mais aussi une durabilité grâce à des trajets de transport courts et des standards écologiques stricts. Ainsi, le soin de la peau devient une expérience globale qui honore et soutient la flore locale.

L’aperçu suivant présente les principales plantes alpines suisses et leur application spécifique en soin de la peau, pour vous permettre un choix ciblé.

Les 5 principales plantes alpines suisses pour le soin de la peau
Plante alpineAction principaleType de peauApplication
EdelweissAntioxydant, Anti-âgePeau matureSérum, Crème
Rose des AlpesProtection cellulaire, régénérationPeau stresséeSoin de nuit
ArnicaStimule la circulationPeau normaleHuile corporelle
MauveApaisante, hydratantePeau sensibleTonique, Masque
Achillée millefeuillePurifiante, équilibrantePeau mixteNettoyage

La prochaine étape vers une peau saine n’est pas l’achat d’un énième produit, mais une réflexion consciente sur les ingrédients et les labels de vos soins actuels. Commencez dès aujourd’hui à questionner vos produits de manière critique et à prendre des décisions informées pour la santé de votre peau.

Questions et réponses sur les plantes alpines suisses en cosmétique naturelle

Quelles plantes alpines suisses conviennent aux peaux sensibles ?

Pour les peaux sensibles, la mauve et la camomille issues de l’agriculture biologique suisse sont d’excellents choix. Leurs composants, comme les mucilages de la mauve, ont un effet fortement apaisant, anti-irritant et hydratant. Recherchez des produits dont les matières premières sont issues de l’agriculture bio ou du commerce équitable pour garantir une pureté maximale.

Où puis-je visiter des jardins de plantes médicinales en Suisse ?

Pour découvrir le monde végétal de près, vous pouvez visiter les jardins de Weleda à Arlesheim (BL) ou les jardins d’exposition Ricola sur différents sites. De plus, de nombreuses régions touristiques comme l’Oberland bernois ou l’Engadine proposent des randonnées guidées sur le thème des herbes aromatiques, où vous pourrez découvrir la flore alpine directement dans son environnement naturel.

Les plantes alpines suisses sont-elles plus durables que celles importées ?

Oui, en règle générale. Les plantes alpines suisses issues de cultures locales ont un bilan CO2 nettement meilleur grâce aux trajets de transport courts. De plus, elles sont soumises aux directives bio suisses strictes (par ex. le Bourgeon Bio Suisse), qui vont souvent au-delà des standards bio de l’UE et garantissent une qualité élevée ainsi qu’une agriculture respectueuse de l’environnement.